Les Clés de Fort Yameld Index du Forum
Les Clés de Fort Yameld Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Les Feux de la Terre
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6  >
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les Clés de Fort Yameld Index du Forum -> DISCUSSIONS HRP -> ARCHIVES -> Parties abandonnées -> GUILDES - LA QUETE DES ORIGINES -> Partie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Mar 5 Juil - 11:08 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Trois ans, trois ans d'intense entraînement dans les Académies des Rivages pour enfin devenir un guildien. Ils en ont bavé les candidats à l'Aventure, tel est le prix à payer pour pouvoir vivre ses rêves. Mais enfin arrive l'heure de la Cérémonie des Guilders. Dans la grande salle de réception de chacune des 18 Académies, aux quatre coins des Rivages, le même rituel séculaire avait lieu. Solennellement, tous les étudiants se réunissent devant leurs professeurs. Un à un, les noms des nouveaux diplômés sont cités. Un à un, les étudiants reçoivent un guilder constellé vierge, le gardant fermement au creux de leur main. Le Directeur prends alors la parole :

Citation:
"Il y a 208 ans maintenant, les Rivages n'étaient qu'un petit ensemble d'îles disputées par des Maisons sur le déclin et au bord de la guerre. Il y a 208 ans maintenant, le Second Cataclysme ravagea ces terres. Il y a 208 ans maintenant, se redressant à grand peine, les Maisons étaient sur le point de s'entredéchirer pour conserver les miettes de leur gloire passée. "

"Mais le destin en voulu autrement. Tout d'abord, Orion, le premier des Capitaines Stellaires trouva le Continent et nous légua son journal de bord pour que nous le suivions. D'autres ont marché dans ses pas et ont fondés ce qui sauva les Rivages d'une guerre fratricide : les Guildes. Unissant des hommes et des femmes de toutes les Maisons, elles ont permis aux richesses du Continent de sauver nos Maisons. Chaque jour depuis, ils s'efforcent de percer les secrets de cette terre merveilleuse."

"Aujourd'hui, vous devenez leurs héritiers. Aujourd'hui commence pour vous une nouvelle vie dédiée à l'Aventure, à la découverte,... à l'avenir.

"Puisse votre Destin s'écrire dans les étoiles."


C'est l'Instant du Destin, celui qui fait de vous de véritables guildiens. Tous les étudiants lancent en l'air leurs guilders constelles, encore vierges. Pendant un instant ils semblent suspendus dans l'air (à moins que ce ne soit la solennité du moment qui semble ralentir le temps lui-même ?) et retombent enfin dans la main de leur propriétaire, le verso gravé de marques uniques, incompréhensibles, propres à chacun. La Légende dit que votre destin s'est écrit au revers de votre guilder. Mais nul n'a jamais réussi à le déchiffrer. C'est là un pouvoir que seules l'Astramance et peut-être ses servantes ont.

Vous êtes des guildiens.


Cela fait bientôt deux mois que la cérémonie a eut lieu. Juste après, vous avez reçu des propositions de diverses Guildes pour les rejoindre. Bien de vos condisciples ont pris une autre route que vous, parfois avec un certain soulagement, parfois avec une ardente rancœur, plus rarement avec un véritable déchirement au cœur. Mais voilà déjà que vous êtes conviés à en rejoindre d'autres, inconnus qui ont choisi le même employeur que vous : La Guilde des Mille Peuple. Employeur honorable s'il en est. L'une des plus grandes et anciennes guildes, à la réputation encore entière.

Le départ vers le Continent eut lieu un mois après. A peine le temps de faire ses adieux à sa famille, ses amis, son passé de Natif. Et puis ce fut la grande traversée, à bord d'un de ces titans de bois et de toile que sont les caravillons venn'dys. Véritables villes flottantes, ce sont principalement eux qui font le voyage entre les Rivages et le Continent.

Au bout d'un mois de navigation, vous sentez votre guilder s'échauffer, à la limite du brûlant. Vous aviez déjà entendu parler de ce phénomène, le Continent et son activité loomique se manifeste déjà dans votre guilder, c'est connu. Mais quand même, vous étiez loin de vous douter qu'il serait si fort. Tous les guilders réagissent de la même manière : chauffer. Et tous les marins réagissent de la même manière : chanter. C'est la moitié du voyage, c'est le passage de la Ligne. L'occasion de faire la fête avant de reprendre le long périple qui vous attend.


Port Mac Kaer. Comme d'habitude ici, c'est l'automne. Une bruine fine vous accueille. Il y a une semaine, vous pensiez encore ne jamais mettre les pieds sur ces terres. Une tempêtes de tous les diables s'était levée et s'était efforcée de mettre à mal ce navire qui défiait trop impunément la puissance de la Mer Océane. Si le Continent est infini, ses tempêtes sont aussi infiniment plus violentes que celles des Rivages. La pluie, le vent, la grêle, passe encore, c'est normal. Les vagues déferlant sur le pont, oui, pourquoi pas. Mais comment expliquer ces flammes bleues qui couraient au-dessus des vagues en lieu et place d'écume ? Et ces chants lugubres qui résonnaient dans le vent ? Et puis cette créature qui sauta au-dessus du pont et avala d'un coup Lionel et Lazlo ? Le Continent est une terre de magie et de danger et il tenait à vous le rappeler.

Port Mac Kaer était un havre après une telle expérience. Ses rez-de-chaussée en gros moellon de pierre, ses étages en bois et torchis décorés de sirènes, tritons et autres oiseaux marins issus de figures de proue de navire naufragés, ses ruelles boueuses sentant la bière et le sel avait quelque chose d'encore un peu familier. Sa ville basse, par contre, rappelait que Port Mac Kaer n'avait pas toujours été aussi sur. Le quartier des Coques comme ont l'appelait était entièrement construit avec des épaves de navires échoués ou détruits. Des ponts de bois vermoulus posés sur pilotis faisaient office de ruelles mais on tombait facilement en dessous. On en remontait bien moins facilement. En réalité, ce n'était qu'un port comme tant d'autres, bien que celui-ci soit en pleine expansion grâce au succès de la route des Cascades dont il marquait le départ. D'ailleurs, après une entrevue avec le chef du comptoir des Mille Peuples, Il semblerait d'ailleurs que vous ne fassiez qu'y passer et que 5 d'entre vous arpenteraient la Routes des Cascades pour le compte de la guilde histoire de s'acclimater au Continent pendant que l'un d'entre vous irait au havre de Jaad, suivre un enseignement linguistique accéléré en vue d'une mission future.
_________________

Blog dessin


Dernière édition par Salanael le Lun 9 Juil - 12:55 (2012); édité 4 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 5 Juil - 11:08 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Karkared
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 14 Déc 2010
Messages: 3 611
Localisation: Tarn
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Lanceur de Dés: URL
Scramble (Grille): URL

MessagePosté le: Mar 5 Juil - 21:20 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

A chacun de ces instants une haute silihouette se détache solitaire dans les foules et les embruns.

Tout de noir vêtu, à l'exception de flammes rouges, Uradgin le Fou arbore les coutumes de sa Maison comme un camouflet à la face du monde. Sa peau pâle, ses favoris brasillants attirent le regard pour aussitôt le faire fuir.

Dans la grande salle, le guilder quitte à peine sa main avant de retomber. Uradgin tient son destin fermement.

Sur le pont, c'est l'horizon qui l'attire et le fait rester perpétuellement à la proue. Seul l'alcool le plus âpre l'abat et le fait retomber contre le bastingage pour une longue phase comateuse au milieu des fêtards et des vomissures.

Arrivé sur le Continent, il gagne le point le plus haut de la ville et regarde les terres au-delà.

:KARGUI: "Ashragor, par tes plans ineffables tu m'as envoyé jusqu'ici, puisses-tu encore m'y réserver une grande place."
_________________
"A force de bouffer les gens, t'as plus personne pour te répondre..." extrait des Brèves de Comptoir de Las Vegas (Zby, 2012).
Si on fait la liste, en jdr, il n'y a finalement que le ridicule qui ne tue pas.

MJ de Scion, De Cape et de Crocs.
Flight back the flightdeck
Bring on the breakneck
Summit the sunset
Cue the solar eclipse !
Armour the airlock
Blanket the bedrock
Kiss the planet goodbye !

Revenir en haut
Sunomis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2011
Messages: 1 055
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Mer 6 Juil - 13:18 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Attila, le regard fixé en direction des Rivages, considère l'Océan devant lui, si immensément grand qu'il cache les Rivages loin derrière l'horizon. Il sent que le voyage, malgré la distance, ne fait que commencer : les mille odeurs de Port Mac Kaer qui viennent chatouiller ses narines lui laissent comme un gout d'aventure, et il ne peut retenir un soupir. Il sera un peu triste de quitter le navire. Durant quelques minutes en tout cas.

La traversée, quoi qu'en ont pensé beaucoup de voyageurs, s'est plutôt bien passée : la solidité du vaisseau et la qualité de l'équipage a largement compensé la violence des éléments. Élevé depuis sa naissance, pour ainsi dire, sur les vaisseaux Venn'dys, Attila participait (comme tous les voyageurs, à leur façon), à sa bonne marche. Au début, c'est avec une bienveillance amusée que l'équipage acceptait son aide; et puis, après plusieurs semaines, sa présence avait fini par paraître presque normale. Tellement, d'ailleurs, que même le capitaine s'était habitué, voire appréciait, sa compagnie et ses dociles coups de main. Mais il faut maintenant partir.

Une voix familière le rappelle à la réalité et lui commande de venir maintenant. Il ne pourra pas résister longtemps à cet appel, mais Attila sent qu'il peut faire durer ce dernier moment quelques secondes de plus. Il détourne les yeux vers le capitaine et lui lèche la main. Ce dernier sourit et flatte le museau du chien. « Allez, va maintenant. Ne fais pas attendre ton maître, il doit être impatient de partir à l'Aventure ».

C'est ainsi que Ricardo Bacardi et son chien Attila débarquent sur le Continent. L'homme pose le pied à terre sans un regard en arrière, avide de combats héroïques et d'exploits futurs à faire valoir au pays, un jour. L'animal, lui, est chez lui partout, pourvu qu'il y reste plus d'une semaine. Et qu'il soit avec son maître, bien sur. Celui-ci, un patricien Venn'dys de la tradition la plus pure, est déjà parti vers le comptoir de la guilde, sans même s'arrêter une minute. Tout en marchant, il apprécie certes les traces de culture Venn'dys qu'il aperçoit sur son chemin. Mais il a peu d'intérêt pour ce mélange de culture, ni pour l'ambiance des lieux. Pour lui, l'aventure représente moins la découverte de l'autre que les missions officielles et la gloire qu'elles lui apporteront. Et la rencontre de redoutables adversaires, évidemment!

****

(Et un jour, la légitimité de rentrer au pays pour son dernier duel) Son regard se creuse à cette pensée, et il pose la main sur la garde de sa rapière.

****

À l'occasion de son arrivée au Port, il a revêtu ses habits de ville et porte ostensiblement les armes à sa ceinture. Après tout, c'est sa première parade sur le Continent. C'est donc avec la plus digne des attitudes qu'il se présente au comptoir de la guilde des Mille Peuples, une demi-heure après avoir débarqué. Le chapeau sous le bras, il enlève alors son masque et se présente en ces termes :

« Ricardo Bacardi, à votre service. » Et sur un sourire désarmant, il fait une profonde révérence.
_________________
Mon ami est qui me faict entendent
D’ung cigne blanc que c’est ung corbeau noir,
Et qui me nuyst, croy qu’i m’ayde a pourvoir,
Bourde, verté, au jour d’uy m’est tout ung,
Je retiens tout, rien ne sçay concepvoir,
Bien recueully, debouté de chascun.

Revenir en haut
James Foley
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 6 Juil - 19:21 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

A l'instant ou il posa le pied sur le Continent, un frisson parcourut l'échine Maximilien...
Il scruta attentivement le Guilders qui se tenait par une fine cordelette autour de son cou. Mais il n'y vit aucun signe annonciateur. Rien.
L'air sentais la grève marine, le Grand Large, par delà ces montagnes d'eau déchainée et insondable, il y avait son pays. Les Rivages étaient loin, beaucoup trop pour qu'il s'inquiète de quoique ce soit.

Car il savait que le Continent était son avenir. Il était probable qu'il ne rentrerait jamais dans les îles venn'dysses. Dans son esprit cette idée n'était pas clair, mais il sentait quelque chose dans ce gout là. Après tout son père était mort ici. Sa famille était liée a cette terre a jamais. Il y avait son oncle, mais il redoutait cette rencontre. Attendre prêt de 12 ans pour enfin voir que son neveu était un homme...

Il se perdit au moins deux fois dans le quartier des Coques, il n'était pas si facile de pouvoir se repérer, même dans un si petit port. Enfin, lorsqu'il se présenta a l'accueil de la Guildes des Milles Peuples, il annonça: "Maximilien Escatio".
Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 6 Juil - 21:27 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Enfin libre, telle était le sentiment que je ressentais alors que je lancais mon Guilder en l'air, le début d'une nouvelle vie lavée de tout passé et surtout sans le moindre lien avec mes origines. Je le rattrapais avec une joie, le destin avait marqué ce qui m'attendait sur le sceau. Voudrais je, un jour savoir ce qu'il y a de noté sur celui ci ? Rien n'était moins sûr, je voulais croire qu'en allant sur ce continent la seule personne qui avait mon destin entre les main n'était autre que moi. Mais cette pensée ne dura pas longtemps car les festivités étaient de mise. Je ne manquais pas de remercier Maitresse Adelina, qui m'avait pris en tant que disciple particulière. Sans elle, je n'aurais jamais réussi à devenir ce que je suis aujourd'hui. Je me devais aussi de la remercier en lui montrant que j'avais très bien appris les leçons (je pense d'ailleurs que les personnalités masculines me voyant partir avec elle en fin de soirées ont eu le matériel pour créer des fantasmes torride).

Déjà le voyage se lance et je redécouvre la vie trépidante sur les flots. Certes cette fois je partais vers un continent inconnu, si on peut dire, et déjà je sentais une forme de liberté. Un poids s'était retiré de mon cou, plus précisément de mon ruban en soie noire brodé d'un file doré, ce ruban qui était bien plus qu'un bijou pour moi, c'était une partie de moi. Le temps sur les mers semble long pour nombre des gens qui font, comme moi, le voyage jusqu'à Port Mac Kaer, la plupart son des aventuriers avec des rêves de conquêtes ou des guerriers, ils restent en groupes. Personnellement, je ne manque pas de parler avec tout le monde marins ou aventuriers, tous ont des histoires et tous ont, à un moment ou à un autre pensé à plus loin qu'une conversation mais dommage pour eux, j'avais décidé de certes utiliser mes connaissances pour briser la glace mais bien de leur faire comprendre que personne ne profiterai de ce corps sous peine d'avoir affaire à ma dague. Pendant la journée, je n'ai pas manqué de lancer une prière silencieuse alors que ma main caressait mon cou. Je ne pardonnerai jamais ce que la justice t'a fait mon amour et surtout l'insulte qu'il ont fait à notre histoire. Pendant des heures, je suis restée là, telle une figure de proue, pensant à lui, il adorait me raconter des histoires romantiques ici, devant l'immensité vide de l'horizon quand les flamboyants Feux-du-Ciel plongeaient droit dans cette ligne imperceptible. Une larme coula sur ma joue, alors que je revoyait ces moments. Il avait refusé que je le pleure. Mais le jour où nous étions à la moitié du voyage, et que tout le monde fêtait le passage de cette ligne en tradition, je ne manquais pas d'offrir un verre d'alcool à l'océan, en son honneur avant de m'effondrer en pleurs. Me libérant de lui ainsi que de sa promesse en quittant les Rivages. Cela troubla mes compagnons de fête qui m'avaient vu disparaitre pour me retrouver effondrée certes mais avec une joie dans le regard. A leur question sur mon état, je leur répondis juste "Je suis libre à présent". Ils n'ont pas tellement compris, moi non plus mais j'ai dit la première chose qui m'était passé par la tête, cela m'a semblé être une vérité absolue.

Toutefois la fête fut de courte durée car plus on se rapprochait des côtes continentale, plus la mer nous signifiait que nous n'étions pas les bienvenus. Qu'à cela ne tienne. Je n'en étais pas plus effrayée. Bien décidée à ne pas me laisser paniquer, je jouais avec les gens du navires, profitant des vagues pour inventer de nouvelles compétitions ou la souplesse et l'agilité primaient. Certes, il y avait des pertes, mais nous les honorions à chaque fois, chantant et dansant pour montrer à ce continent que la pluie, le vent, le feu ou les monstres ne nous faisaient pas peur, même si une petite frayeur nous tenaillait le ventre. Ainsi, poussant l'esprit de compétition à celui qui montrerait le moins cette peur, nous avons assisté à des moment assez mémorables, périlleux et aussi comiques, ce qui ne manquait pas de détendre l'atmosphère. Cela jusqu'à notre arrivée jusqu'à Mac Kaer. Les au revoir furent durs mais cela je ne manquais pas de respirer cet air semblable à tous les ports mais aussi si différent car celui ci était mêlée à la nouvelle vie qui m'attendait.

Mon baluchon quelque peu chargé sur l'épaule, je me lançais donc dans cette ville jusqu'à ma nouvelle affectation dans la guilde des Milles peuples. J'avais fait le choix de m'habiller certes pour le voyage mais aussi avec une certaine élégante ajustant discrètement mes bijoux et mes armes. Maitresse Adelina m'avait bien apprit que la beauté n'était pas affaire de richesse mais de modération et de mystère. Le bruit de mes bijoux camoufleront facilement les diverses armes que j'avais placé dans mes habits de cuirs. Entrant dans le bureau du chef de la guilde, je retire ma capuche et utilise les pan de ma cape pour faire une révérence humble pour me présenter.

"Bonjour à vous, chef, je suis Sigid Rania"
Revenir en haut
Aenaris
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 27 Nov 2010
Messages: 4 210
Localisation: Dans sa chambre d'hôpital
Masculin Cancer (21juin-23juil) 猪 Cochon
Lanceur de Dés: URL
Scramble (Grille): URL

MessagePosté le: Mer 6 Juil - 22:53 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Assis au pied du grand mât, un homme d'une trentaine d'année est resté là, à fumer son calumet par tout les temps. Le beau temps comme la tempête ne semblaient pas avoir de prises sur l'individu qui restait stoïque et avare de parole à contempler l'horizon durant tout le cycle diurne. Lors des repas, il allait juste chercher de quoi se nourrir. En revanche, le repas terminé et la nuit commencé, sa langue s'agitait et il racontait des contes et histoires des Rivages et du Nouveau Monde. Les mâtelots étaient friants d'histoire et souvent profitaient de leur temps de repos pour l'écouter.

Cet homme était conteur, et membre de la tribu des Kheyzas. Sa mise était rudimentaire : de simple mocassins de cuirs, un pantalon de cuir teint en jaune, un poncho fait de fourrure de loup des montagnes Gehemdal... Une coiffe en plumes de corbeaux et de geais orne sa tête, et des bijoux de modeste facture en bois ornent ses poignets et son cou.

Lors de ses longues attentes zen sur le pont, il semblait contempler son Guilder Constellé, tentant vraisemblablement de percer quelques mystères connus de lui seul.

Ce n'est qu'une fois le navire Venn'dys accosté qu'il quitta son emplacement. Il atterrit sur le Continent, se retourna lentement et toucha le bois de la coque en chuchotant un mot... Le navire répondit en craquant de contentement.

Puis, Millian partit en direction du comptoir de la Guilde des Mille Peuples. Il vit les différentes personnes en présence et se contenta d'être derrière eux sans rien dire...


_________________
In Nomine Satanis / Magna Veritas
Mekton Z
Dark Heresy




Dernière édition par Aenaris le Jeu 7 Juil - 22:27 (2011); édité 1 fois
Revenir en haut
Non Nobis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 2 101
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 虎 Tigre
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Jeu 7 Juil - 18:13 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant



     Marutto Arnolfi, un jeune Venn'dys, était fier d'embarquer sur l'un des navires de son peuple. Il ne dédaignait cependant pas discuter avec les représentants des autres Maisons, qu'ils soient homme ou femme. En effet, sa sociabilité et son esprit vif et curieux l'amenait presque naturellement au contact des autres. Il aimait à écouter les histoires du Kheyza tout en prenant quelques notes sur un manuscrit.

     Marutto portait des vêtements amples aux couleurs chatoyantes mêlant différentes étoffes. Il avait une préférence pour la flannelle, le satin, le taffetas et les soieries de toutes sortes. Ces atours rehaussaient avec raffinement ses vestes de velours. Il portait également de grands chapeaux de feutre et ornés de plumes. Cela n'était certes pas très fonctionnel mais c'est ainsi que Marutto se sentait bien.

     La traversée lui inspirait déjà milles choses merveilleuses et son âme romantique emplissait ses rêves d'images extraordinaires. Il aimait aussi à se retrouver seul face à lui-même et la compagnie de ses livres était un besoin presque vital. Régulièrement il annotait son journal de voyage et rédigeait de longues lettres. Il trempait la longue plume dans l'encrier et commençait toujours par sa mère.

     Une fois arrivé au port, il rassembla ses affaires afin de se rendre au comptoir des Mille Peuples.
_________________


[url=http://yameld.ame2.clicforum.fr/f1695-OVER-THE-EDGE.htm]Julius Barnes (Over The Edge)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 15:23 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Dans les bâtiments de la Guilde des Milles Peuples, l'accueil fut simple. Argund, le secrétaire, est visiblement plus à son aise avec des papiers qu'avec des êtres de chair et de sang. Il vous fait attendre dans l'antichambre du bureau du directeur du comptoir pendant quelques instants, vous laissant l'occasion de patienter ensemble et de vous apercevoir que ces quelques Natifs qui ont traversé avec vous la Mer Océane auront des chances d'être vos compagnons pendant quelques temps. Etranges compagnons en vérité, mais vous saviez déjà en quittant l'Académie que l'étrange serait votre quotidien à présent. Mais tout de même, ces 3 Venn'Dys accompagnés d'un géant ashragor, d'une beauté felsine et d'un sage kheyza ...

Arrive enfin le directeur, un Ulmèq au physique fin et nerveux, qui sort prestement de son bureau et passe devant vous en vous saluant en vitesse, promettant de revenir sous peu. Effectivement, il revient après une petite minute accompagné d'Argund et lisant en vitesse vos dossiers. "bien bien, vous êtes tous là, nous allons pouvoir commencer, restez assis" Cet Ulmèque n'est pas très grand, mais il dégage de lui une certaine énergie difficile à ne pas percevoir. Pour un membre d'une Maison que l'on dit trop tournée vers les drogues et les rêves qu'elles procurent, c'est assez surprenant.
Citation:
"Bonjour jeunes gens, bienvenue à Port MacKaer et sur le Continent. Je m'appelle Yanqitl et suis le directeur de ce comptoir. Ce serait avec plaisir que je travaillerais avec vous, mais j'ai à vous dire que votre voyage ne fait que commencer bande de veinards. Je viens de recevoir un pli de mon confrère de Jaad qui demande une équipe pluridisciplinaire comme la vôtre pour les mois à venir. Je ne vous ai pas encore dit que vous feriez équipe ? Et bien maintenant, c'est fait, félicitations. En conséquence donc, vous partez demain pour Jaad avec l'une de nos caravane dirigée par Maître Kaïmar. Argund vous donnera les détails. Là bas, l'un d'entre vous restera à Jaad pour recevoir une formation linguistique accélérée pendant que les autres seront à mis à la disposition de Maître Günther Largemain."

"Mademoiselle Rhania ? D'après ce que je vois dans votre dossier, je crois que vous resterez à Jaad. Je suis sur que vous apprécierez."

"Bien ! Je suis sincèrement heureux d'avoir fait votre connaissance. Je dois vous laisser, j'ai encore du travail, je vous laisse entre les mains d'Argund qui vous donnera tous les éléments nécessaires à votre transfert. Bon voyage à tous jeunes gens !"

Et l'homme de retourner dans son bureau sans vous laisser le temps d'en placer une, vous laissant seuls avec le flegmatique Argund qui brise le silence d'un long soupir, "Bon, ben suivez moi ..."


Le lendemain, vous quittiez Port MacKaer, sa pluie, sa brise de mer, ses marins, sa cohue, pour vous diriger plus au sud, en suivant la Route des Cascades. Maître Khaïmar, un Kheyza très calme et patient, vous accueilli chaleureusement au sein de son équipage : Six chariots, douze boeufs, trois chevaux et une douzaine d'homme ... plus vous.

La sortie du port par la terre est assez mouvementée. Difficile d'apprécier les paysages sur une route défoncée par une activité plus qu'intense, entre ceux qui sont pressés d'enfin arriver et ceux qui se bousculent pour en sortir. A la fin du deuxième jour, le calme est revenu. Vous longez ce que l'on vous a présenté comme la Forêt du Mirol et visiblement, les membres de la caravane n'ont pas l'air d'être rassurés par le calme nouvellement retrouvé. Ce n'est qu'après s'être enfin éloigné de la forêt que Khaïmar vous explique les légendes qui courent sur cette forêt, sur l'arbre géant qui la dirigerait tel un despote, sur le dragon qui y serait dissimulé et qui exigerait de la part des princes-sorciers du Duché du Mirol des sacrifices d'enfant, sur les fantômes qui seraient nés de ses êtres innocents corrompu par ce monstre, sur les explorateurs qui n'en sont jamais sortis et qui hantent encore après des siècles ces lieux maudits. Effectivement, il y avait de quoi comprendre la crainte des hommes de Khaïmar.

Heureusement, le soir du quatrième jour fut beaucoup plus beau et agréable. Installés sur les berges du détroit de Lagàn, vous attendez le lendemain pour pouvoir emprunter le bac. Le fleuve est gigantesque, à la hauteur du Continent, plusieurs kilomètres séparent ses berges et, entre elles, vous apercevez dans la lumière des Feux-du-Ciel couchants, une demi douzaine de cétacés au dos lisses et puissants ainsi le panache d'eau jaillissant de leur évents créer des arc-en-ciel au dessus des flots. Khaïmar doit négocier avec fermeté avec les hommes de la guilde de Rubisque qui contrôle le passage. D'après lui, les prix ne cessent d'augmenter. La guilde de Rubisque essaye de tirer un maximum de l'exploitation de cette route avant que n'advienne des troubles. Elle craint que la guilde des Boréales Éternelles ne cherche à reprendre de force le contrôle d'une route qu'elle considère comme étant sienne mais volée par la guilde de Rubisque lors de sa sécession avec les Boréales. Heureusement, la guilde des Mille-Peuple est puissante et n'est pas concernée.

Le sixième jour, vous traversez la presqu'île de Coggam. Un route surélevée, sur pilotis, serpente dans une forêt luxuriante, marécageuse, traversée de lambeaux de brume tiédasse et puante. L'assaut des moustiques est constant. A la fin du septième jour, vous effectuez un rite de purification dans un temple au cœur de la forêt. Entrer dans le temple, s'agenouiller devant un grand pilier de bois dressé vers le ciel dans la salle centrale, allumer quelques bâtons d'encens. Premier contact avec l'Empire de Phaleen qui ne sera pourtant visible qu'au neuvième jour, au sortir de cette pénible forêt.

Le Pays Rouge est bien nommé. La terre de l'Empire de Phaleen est de cette argile riche en fer si caractéristique et contraste à merveille avec le vert des rizières et des bosquets de bambous. Les routes sont sure et bien carrossées, l'air est vif, frais, agréablement parfumé, c'est le printemps. Les gens sont charmants, un peu trop peut-être car la sève ne monte pas que dans les arbres et plusieurs fois Kaïmar a du rappeler à l'ordre des hommes persuadés d'êtres arrivés au pays du sexe et de la luxure. Il est vrai que la culture de ce peuple est axée autour de l'acte sexuel sacré et qu'ils "prient" cérémonieusement avec une régularité qui peut prêter à confusion. Difficile de savoir dans ses conditions comment interpréter certaines invitations. Prendre trop d'initiatives serait insultant, ne pas accepter une invitation serait dommage. La journée du treizième jour est consacrée à un arrêt prolongé à la capitale de cet Écrin pour faire le plein de marchandises et vider les vôtres. Pour une capitale, la cité est particulièrement sobre, sans monuments, sans rien de notable, les mêmes maisons basses au formes lisses. Vous ne quittez le Pays Rouge qu'à regret mais en avance sur le programme du voyage.

Quinzième jour, les ruines sacrées. Un grand complexe de temples, cathédrales, statues ... à moitié effondré. Nul ne sait quelle civilisation a bâti un jour ce lieu, mais il n'en reste que des piliers, des voûtes à moitié détruites, des murs effondrés, des amas de pierres et de lierres dressés à la gloire du temps qui passe, de la décrépitude, du flétrissement. Au moment de quitter ce lieu, le doute persiste. Et si tout cela n'avait jamais été achevé ? Et si ces ruines avaient dès le départ été conçues telles qu'elles sont encore aujourd'hui ? Quelle religion, quel peuple pourrait avoir accompli une œuvre aussi merveilleusement inutile ?

Au dix-neuvième jour, nous rejoignons un campement de plusieurs caravanes stoppées à la sortie de collines. Les Landes brumeuse qui s'étendent au devant vous offrent un paysage triste, un ciel gris, des nuages menaçants, un vent glacé venu du sud vous gelant les os. Contrairement aux autres rencontres avec des caravanes, pas de cris de joie ou d'accueil chaleureux. Juste une ambiance grave, mortuaire. De fait, depuis plusieurs jours, les hommes de Khaïmar parlent avec angoisse de ce passage redouté. Les brumes de ces landes ne sont pas comme les autres, leurs vagues sont aussi traîtresses que celles de la mer, leurs tempêtes terribles. Près d'un feu, trois guides du peuple de Lank attendent la décision des Natifs. Presque humains, ces transients sont grands, la peau bleue tendue sur des visages osseux et maigres dévorés par de grands yeux blancs d'aveugles. Ils vous parlent d'une façon étrange, dérangeante, sans jamais vous regarder, tête penchée sur le côté ou vers le haut. Ils sont les seuls à pouvoir trouver un passage au travers de la mer de brumes ... mais à quel prix !

Après deux jours de traversée, les caravanes se séparent. Le silence est lourd, personne n'ose de commentaire sur le choix des Lanks. Les transients ont, comme à leur habitude, choisi une personne parmi tous ceux qu'ils feront traverser. C'est pour ça que les caravanes se regroupent avant la traversée, la perte est moindre. Mais c'est à chaque fois un déchirement de voir l'un d'entre eux disparaître avec les Lanks dans les brumes et ne plus jamais en revenir. Khaïmar est silencieux, la mâchoire serrée. Quanum n'était pas qu'un bon conducteur, tout le monde savait qu'ils étaient plus qu'amis.

Après vingt-quatre jours, vous arrivez enfin en vue de Jaad. Après les quelques paysages de collines se révèle une ville éblouissante brillant sous les Feux-du-Ciel. Ses murs cristallins, son architecture monumentale, tout ici évoque un véritable gisement de pierres précieuses et de minéraux rares. Des minarets et des tours anguleuses surplombent un amas de quartiers adossés les uns aux autres. De loin en loin, des places de marchés et des esplanades aèrent l'ambiance de cette cité populeuse et commerçante. La mode jaadienne est complexe et riche, à base de foulards emballant le corps, mais comprenants rabats, volants, pièces rapportées. Même au bas de l'échelle sociale, les soieries et les cotonnades sont monnaie courante. Peu d'artisans ici, cette ville est surtout un carrefour commercial qui a su tirer parti de sa situation et de l'arrivée des guildes. Pas moins de six comptoirs guildiens y sont rassemblés, créant au sein de la ville un véritable Havre.

Vous laissez Khaïmar et ses hommes se charger de leur mission commerciale pour rejoindre le comptoir de la guilde des Mille-Peuple. Là, après avoir présenté l'ordre de mission que vous avait confié Argund, vous êtes assez vite reçu par le directeur local : Maître Günther Largemain. C'est un Géhemdal à l'épaisse barbe en collier blonde contrastant avec son crâne chauve couvert de tatouages bleus. Il est large et épais, ayant visiblement délaissé la forme athlétique qui avait du être la sienne auparavant pour adopter la corpulence plus épaisse d'un homme puissant, dans une ville riche. D'une voix grave et rocailleuse typique de son peuple, il vous accueille avec un soulagement non feint qui cède vite sa place à une fermeté non feinte également..
Citation:
"Je suis heureux de voir que Yanqitl a rapidement su répondre à ma requête et que vous avez su venir aussi vite les bleus. Je ne vous demande pas si vous avez fait bon voyage, je sais par où vous êtes passés. Maintenant, et jusqu'à nouvel ordre, votre patron, c'est moi. Et moi, c'est Maître Günthar Largemain. L'endroit est plaisant, la situation politique est stable et favorable aux guildes et le restera sans doute encore longtemps si personne ne fait de conneries. Mais la concurrence est bien présente et assez agressive. Entre la Rubisque, les Boréales Éternelles, l'Almara pour nos plus grands concurrents, il faut se décarcasser tous les jours pour ne pas se faire bouffer les marchés. Donc, et même si le coin semble être propice à se la couler douce, je ne veux aucun tire-au-flanc ici. Je me fais bien comprendre ? On est là pour bosser, pas pour faire du tourisme. Pour ça, il y avait l'Empire de Phaleen et ses sacrées putes sacrées."

"Dans l'immédiat, je vous accorde cependant un jour de permission pour vous remettre du voyage. Mais ensuite, vous repartez, certains continueront avec Khaïmar vers Snake et au-delà, d'autres accompagneront d'autres caravanes longeant les montagnes dorsales. Je vous conseille d'en profiter pour vous familiariser avec les lieux. Je ne sais pas combien de temps vous resterez sous mes ordres, mais si vous devez rester, autant que vous sachiez où vous êtes et connaissiez les enjeux du coin. Quant à toi fillette, tu resteras ici visiblement. Tu suivras les cours de maître Ezechiel Avona, on a besoin que tu saches lire le Sicasse au plus vite, on vous expliqueras plus tard pourquoi."

"Dans deux mois, vous serez à nouveau réunis ici pour qu'on parle d'une mission un peu plus conséquente et importante sur le long terme. J'espère que vous ne me décevrez pas d'ici là, j'ai pas envie de devoir demander un autre transfert et perdre encore du temps pour ce problème.
"


Maître Günthar Largemain eut tôt fait de donner ses ordres. Sigid resta donc dans la merveilleuse Jaad. Les cours étaient effectivement intensifs, mais elle avait appris à l'Académie comment assimiler rapidement ce type d'information, et le linguiste lui donna même quelques conseils supplémentaires pour ce faire. Assurément un excellent maître. Cela lui laissa d'ailleurs suffisamment de temps libre pour se familiariser avec l'ambiance de Jaad et de ses souks. Quant aux autres, Millian, Maximilien et Uragdin, escortèrent des caravanes le long des Montagnes Dorsales et sur la rive est de l'immense Lac Adhana, Marutto et Ricardo, pour leur part, reprirent la route avec Khaïmar. Comme prévu, après deux mois, vous fûtes de nouveau convoqués à Jaad.


Comme à son habitude, Maître Günthar prend directement les choses en main. Il est cette fois-ci accompagné d'un Kheyza assez grand et fin, au front dégarni par l'âge et aux bésicles posées sur le nez en permanence.
Citation:
"Fillette, les gars, j'espère qu'après ces quelques mois tranquilles dans la région, vous avez bien pris conscience de l'importance économique de l'axe routier qui commence ici. A partir de Jaad, c'est la porte ouverte vers Jonril, la cité du Loom. Notre guilde s'enorgueillit de contrôler la route qui s'élance de Snake vers Jonril et sur bien d'autres qui parsèment l'écrin environnant. Mais, comme vous avez pu le constater, la concurrence est tellement rude ici que les autres guildes ne rechigneraient pas à éviter nos routes pour en emprunter d'autres, qui seraient les leurs. C'est pourquoi ces routes potentielles doivent déjà être les nôtres, même si elles sont moins rentables. Nous avons donc, par prudence, développé une autre route, longeant l'autre rive du Lac Adhana et traversant les Montagnes Dorsales."

"Il s'agit de la route que Millian, Maximilien et Uragdin ont arpentés. Après une semaine de voyage, à l'est de cette route, ils ont certainement pu remarquer derrière la forêt, une imposante chaîne de volcan. Ben figurez-vous mes petits gars que ces volcans sont habités, enfin du moins le cratère principal. Ça fait quelques années qu'on y maintient une ambassade. L'idée était de pouvoir éventuellement bénéficier d'aide autochtone, de pouvoir se faire un comptoir facile et, qui plus est, exploiter leurs mines de souffre et de pierres précieuses. Seulement voilà, il y a cinq mois, des évènements inattendus ont un peu bouleversé nos relations avec les Sicasses, les Arkhés vivant dans le volcan."

"Cela a commencé lorsque le volcan a montré des signes de réveil. Il y a eu quelques tremblement de terre et quelques maisons ont subit des dommages plus ou moins importants. L'une de ces demeures était le palais des gouvernants locaux et le mur qui s'est affaissé a révélé une pièce secrète jusqu'alors inconnue des Sicasses eux-même. Dans cette pièces, les murs étaient couverts d'inscriptions plus ou moins claires mais les Sicasses y ont tout de suite accordé un putain d'intérêt."

"C'est là que ça foire. L'andouille qui nous servait d'ambassadeur sur place s'est mis en tête de s'introduire dans le palais et de faire une copie des inscriptions avant de se barrer pour nous les rapporter tout fier. Autant dire que les Sicasses ont assez mal pris la chose. Ils ont fermé l'ambassade et on a été obligé de licencier le fautif pour marquer notre désaccord avec son initiative. Bon, bien sur, on a quand même gardé les parchemins reprenant les inscriptions du palais et nous les avons confiés aux bons soins de notre spécialiste en langues, maître Ezechiel Avona."

L'expert kheyza en linguistique prit alors la parole avec son ton professoral que Sigid commençait à bien connaître.
Citation:
"Figurez vous, jeunes gens, que ces parchemins révèlent des informations d'une importance non négligeable. Pour que vous puissiez mieux comprendre de quoi il s'agit, je dois porter à votre connaissance un aspect essentiel de la culture sicasse. Ces gens-là, ne vivent pas comme vous et moi dans des maisons faites de briques ou de pierre ou de terre séchée. Non, il maîtrisent une technique très particulière qui permet de modeler la roche à volonté afin d'en faire jaillir des constructions d'un seul tenant. Enfin, je dis maîtrisent, ... ils serait plus juste de dire maîtrisaient. En effet, ces techniques sont aujourd'hui tombées dans l'oubli et les Sicasses en sont réduits à occuper les maisons que leurs ancêtres ont bâtis dans le passé. Comme vous pouvez l'imaginer, ces techniques aujourd'hui disparues impliquaient l'utilisation des Arts Étranges.."

"Or, il s'avère que les inscriptions du palais révèlent l'existence d'une pierre loomique, située quelque part dans le palais, et contenant le sortilège nécessaire à la mise en œuvre des techniques que je viens d'évoquer. Vous imaginez aisément l'intérêt scientifique d'une telle découverte !"

Maître Günthar Largemain reprend :
Citation:
"... L'intérêt scientifique ET commercial même ! C'est pourquoi vous allez partir là-bas en tant que délégation diplomatique et tenter de rétablir l'ambassade. Leurs dirigeants parlent le guildien, mais il était nécessaire toutefois que l'un d'entre vous parlent leur langue ... au cas où d'autres inscriptions auraient à être déchiffrées."

"Une fois là-bas, vous faites ce qu'il faut pour qu'on puisse à nouveau être dans la place et vous mettez tout en œuvre pour retrouver et nous ramener cette pierre ... Idéalement sans provoquer un nouvel incident diplomatique. Mais, en cas de force majeure, priorités aux informations. Le Chapitre Étrange de la guilde devra les analyser et faire des recherches sur ce phylum par après, mais on en est pas encore là."

"Des questions ?
"

_________________

Blog dessin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 19:06 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Je m'avance légèrement après que le chef finissait son discours. Mes mouvements étaient cependant pas moins délicats et surtout sans aucune prétention. Je savais qu'à l'heure actuelle, je n'avais pas à jouer des talents mais qu'à un certain moment ma dextérité sera surement utile

"Maitre Largemain ? J'aurais des questions qui pourrait être, à mon avis primordiale"

Je m'éclaircis la voix avant de parler

"Etant donné que nous sommes une délégation diplomatique et que, malgré notre réponse au vol de ce document, n'est il pas possible que les Sicasses ne nous accueillent pas à bras ouvert. Je me demandais si un cadeau d'amitié avait été prévu. Je souhaitais aussi savoir, en tant que délégation diplomatique, si nous réussissons à regagner leur confiance, il nous faudra un moyen de continuer la communication avec votre comptoir. Aurions nous un messager ou équivalent ?"
Revenir en haut
Non Nobis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 2 101
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 虎 Tigre
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 22:27 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant



Marutto écouta avec attention la question de la jeune femme, qu'il jugea fort pertinente. Il se tourna vers leur chef en acquiesçant.



Flash-back :

     Alors qu'il s'exprimait, Marutto revoyait en image la succession des innombrables faits qui s'étaient déroulés jusqu'alors. Dans sa ville natale, il avait vécu dans une relative sécurité. Du moins son entourage avait tout fait pour qu'il en soit ainsi. Mais depuis l'Académie tout s'était accéléré. L'entraînement intensif d'abord puis la traversée et la découverte du Continent. Marutto avait déjà noirci de nombreux parchemins avec tout ce qu'il avait vu. Il remplissait ses carnets reliés de cuir noir le soir à la lueur de la bougie. D'étranges papillons et moults insectes virevoltaient alors autour de la flamme, témoins muets de son insatiable et brulant désir de fixer sur le papier une mémoire que le jeune Venn'Dys savait volatile. Ses yeux lui faisaient mal et il devait s'arrêter, fourbu de fatigue, le cerveau enfiévré par des idées de gloire et de romances... Malgré la promiscuité avec ses compagnons il n'avait pas encore pu véritablement discuter. Personne n'avait vraiment pu se livrer : pudeur ou sens du secret ? Mais Marutto savait que tous ici venaient soit chercher quelque chose, soit en fuir une autre, voire les deux. La Route des Cascades avait pour un temps éloigné ce genre de considérations de l'esprit de Marutto...
     Il avait encore des difficultés à saisir toutes les querelles entre les Guildes, seul comptait pour l'instant la beauté étrange des paysages et les gens qu'il rencontrait. La traversée du lac et la vision de ces cétacés restait un souvenir grandiose, évoquant des forces inconnues tapies dans l'ombre ou les profondeurs marines. Des forces qui pouvait l'engloutir. A cet instant il se sentait peu de choses. Peu de choses aussi face à ses désirs de jeune homme en Pays Rouge. Marutto avait l'impression d'une sorte de voyage initiatique où différentes épreuves et tentations visaient à  sa "formation", comme un rite connu seulement des gens du Continent ou de ceux l'ayant vécu et surmonté. Et puis il y eut les ruines sacrées. Il essaya de noter mentalement les schémas des différentes constructions qui défiait l'imagination et bouleversait toutes ses connaissances architecturales. Après la peur, le désir, la remise en question intellectuelle, physique et l'éblouissement, il était arrivé à la mer des brumes puis Jaad. Marutto appréciait Khaïmar et ses compagnons. Les épreuves forgent les solidarités pensait-il. Et voilà que maintenant ils avaient tous une "mission", un but. Marutto sentait que c'était là que tout allait se jouer, pour le meilleur ou pour le pire.



_________________


[url=http://yameld.ame2.clicforum.fr/f1695-OVER-THE-EDGE.htm]Julius Barnes (Over The Edge)


Dernière édition par Non Nobis le Dim 17 Juil - 22:52 (2011); édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Karkared
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 14 Déc 2010
Messages: 3 611
Localisation: Tarn
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Lanceur de Dés: URL
Scramble (Grille): URL

MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 23:06 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

"Ce sont de bonnes questions et, par ailleurs, quelle serait leur force militaire ? Sont-ils hospitaliers ou pouvons-nous craindre des réactions violentes ?"
_________________
"A force de bouffer les gens, t'as plus personne pour te répondre..." extrait des Brèves de Comptoir de Las Vegas (Zby, 2012).
Si on fait la liste, en jdr, il n'y a finalement que le ridicule qui ne tue pas.

MJ de Scion, De Cape et de Crocs.
Flight back the flightdeck
Bring on the breakneck
Summit the sunset
Cue the solar eclipse !
Armour the airlock
Blanket the bedrock
Kiss the planet goodbye !

Revenir en haut
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Lun 18 Juil - 14:39 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Sigid Rhania a écrit:
:GUID "Etant donné que nous sommes une délégation diplomatique et que, malgré notre réponse au vol de ce document, n'est il pas possible que les Sicasses ne nous accueillent pas à bras ouvert. Je me demandais si un cadeau d'amitié avait été prévu. Je souhaitais aussi savoir, en tant que délégation diplomatique, si nous réussissons à regagner leur confiance, il nous faudra un moyen de continuer la communication avec votre comptoir. Aurions nous un messager ou équivalent ?"
Uragdin a écrit:
"Ce sont de bonnes questions et, par ailleurs, quelle serait leur force militaire ? Sont-ils hospitaliers ou pouvons-nous craindre des réactions violentes ?"

Le Gehemdal hoche la tête en écoutant une question à laquelle il s'attendait visiblement.

"Vous n'avez pas à craindre un accueil armé de leur part. Tout d'abord, parce que les Sicasses sont nettement plus discrets qu'agressifs, ce qui explique d'ailleurs pourquoi ils sont si mal connus malgré leur proximité avec des routes aussi utilisées que celles qui serpentent ce pays. Qui plus est, j'ai déjà profité des quelques mois depuis le début de l'affaire pour sonder l'état d'esprit des autorités Sicasses. Ils connaissent la puissance des guildes en général et imaginent sans peine celle de la nôtre. Aussi il est fort peu probable qu'ils vous rejettent manu militari ... même si, de la part des Arkhés et de leurs tabous, on peut s'attendre à tout. "

"C'est d'ailleurs à cause de ces tabous que nous n'avons pas prévu de cadeaux mademoiselle. Les autorités risqueraient de prendre cela comme une tentative de corruption ou pire, on risque de leur offrir des objets 'maudits' au sein de leur religion. Donc, dans le doute, on évite. On est poli, on est respectueux, si on entrevoit une possibilité de faire plaisir, on le fait. Mais les initiatives sont toujours délicates avec le clergé. Par contre, vous êtes autorisés à renégocier les droits d'exploitations des mines. Mais surtout, ce qui nous intéresse, c'est ce phylum."

"Quant à la communication, ne vous inquiétez pas, nous n'avons pas l'intention de caser six jeunes bleusailles dans un comptoir. Si les négociations se passent bien, vous nous enverrez un rapport, un contrat sera rédigé et vous sera renvoyé. Vous êtes six, là, je crois que vous êtes assez nombreux pour pouvoir nous envoyer l'un de vous faire rapport ici, non ?"

_________________

Blog dessin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Sunomis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 17 Avr 2011
Messages: 1 055
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Lun 18 Juil - 14:53 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Durant le voyage, Ricardo ne parle pas beaucoup. Il est partagé entre une crainte un peu méprisante pour les gens et les paysages rencontrés, et son éducation vendysse qui considère avec une bienveillance paternaliste tout ce qui s'écarte trop de la civilisation. Le Continent est tellement sauvage!

Au début, il cache donc les émotions que lui procurent les nombreuses découvertes qu'il fait, surtout vis-à-vis de ses deux compatriotes, à qui il souhaite plutôt montrer ses bonnes manières et l'honneur de sa Maison et de sa lignée. Il est pourtant très étonné de se rendre compte du peu d'intérêt que ceux-ci portent à ces démonstrations, beaucoup trop citadines.

Après une quinzaine de jours, il se laisse pourtant aller à faire vagabonder son esprit et à s'imprégner des mystères du lieu lors des longues étapes du voyage. Peu habitué pourtant à de telles effusions qu'il tient normalement en piètre estime, il se lasse bien vite de cet exercice (par ailleurs fatiguant pour un esprit fermé comme le sien). Les voyageurs (y compris, bien sur, Attila, qui connait bien le caractère de son maître; courageux, un peu naïf, mais si peu enclin à la sensibilité) le voient alors chercher la conversation des autres, et l'entendent diriger la conversation vers les Rivages, et les origines de ses compagnons, auxquelles il accorde un intérêt non feint.

Ceux-ci ne manquent pas, assez vite, de remarquer que Ricardo couvre complètement sa peau durant la nuit. En effet, lorsque la lune commence à monter dans le ciel, il cache son visage d'un masque de cuir, et couvre soigneusement le reste avec un foulard assorti à ses vêtements de voyage. Par ailleurs, il semble éviter le sage kheyza, tout en le considérant avec une distance respectueuse pour avoir réussi à maîtriser la magie. Un soir, Ricardo se confie à celui-ci pour lui expliquer son comportement. « C'est que », dit-il, « la civilisation ne pourra faire avancer le monde que si l'on renonce à ces pratiques dangereuses et imprévisibles ». Le maître étrange perçoit pourtant, et assez facilement, que Ricardo à en fait une peur bleue de la magie, et que les distances qu'il met avec lui sont moins dues à une attitude antipathique qu'à une crainte, probablement due à une mauvaise expérience avec les arts étranges.

Dans l'ensemble, Ricardo parvient pourtant à dissimuler son trouble derrière des manières parfaites. La seule étape vraiment perturbante fut le pays rouge. En effet, son éducation s'était contentée jusqu'alors de diriger son énergie de jeune homme au maniement des armes. Mais puisqu'il ne faut vexer personne, il tentait, lors de ses rapports avec les prêtresses, de faire bonne figure. L'accomplissement de ce devoir eut au moins le mérite de dissiper un peu le malaise éprouvé devant sa camarade felsine...

** ** **

Toutes ses idées, en un instant, lui traversent à nouveau le crâne alors que le géant Ashragor pose sa question à Lagremain. Alors, il se rend compte que les nombreuses semaines qui ont précédé cet instant n'étaient qu'une préparation au moment où il pourrait, enfin, accomplir quelque chose. C'est donc presque en criant qu'il dit, en sortant de sa rêverie dans un sursaut :

"Oui! très bonnes questions ! Quand est-ce qu'on part ?"
_________________
Mon ami est qui me faict entendent
D’ung cigne blanc que c’est ung corbeau noir,
Et qui me nuyst, croy qu’i m’ayde a pourvoir,
Bourde, verté, au jour d’uy m’est tout ung,
Je retiens tout, rien ne sçay concepvoir,
Bien recueully, debouté de chascun.

Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 18 Juil - 16:42 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

:GUID "En fait maitre Largemain, quand je parlais de cadeau, j'entendais aussi tout ce qui est culinaire, d'exotique pour eux. La nourriture et les boissons sont souvent de bon ton, une sorte d'offrande et qui pourra surement, aussi permettre de faire découvrir des produits avec lesquels ils voudront commercer avec nous. Mais si vous estimez que cela est trop dangereux pour une ambassade, je me fierai à votre jugement"

Je me tourne alors vers mon maitre pendant ces deux derniers mois, Ezeckiel Avona. J'avais appris à apprécier cet homme dans son ton et sa manière de s'exprimer, il avait appris à ne jamais montrer de doute et d'avoir une certaine arrogance dans son métier de linguiste et d'érudit. Malheureusement, nombreux sont les hommes victimes d'une arrogance forgée par les années, je le sais pour avoir moi même vu les ravages de la vanité. Je retenais ma main de toucher mon cou. Je ne sais pas d'où cela venait mais à chaque fois que je repensais à cela, ce qui était camouflé par mon ruban me démangeait l'espace d'un instant. Je devais me retenir. Pas question de me laisser aller. J'observais ces hommes qui, mine de rien m'avait quelque peu manqué. Le voyage avait été particulièrement intéressant sur ce continent. J'avais été particulièrement intrigué par ces sainte prêtresse du sexe que les hommes du convoi décrivaient comme des prêtresse du plaisir. Force est de constaté que je demandais à voir. Il y a de nombreuses facon de donner du plaisir aux hommes et aux femmes, pas forcément dans l'acte sexuel. Avez ils simplement réduit leur sacre à l'acte en lui même ou bien à tout un rituel pouvant rivaliser avec les courtisanes Felsins ? Je décidais d'un jour le vérifier. Puis vint le pays du brouillard avec ces étranges hommes demandant comme péage la vie d'un autre homme. Le mauvais coté était que cet homme était un ami du chef d'expédition. Malgré son chagrin, je tentais malgré tout de lui remonter le morale, de lui faire parler de son ami, d'honorer sa mémoire et de lui offrir une épaule compatissante (et pas plus). J'avoue avoir beaucoup plus apprécié Jaad et ces milliers de personnes qui s'y croisent et commercent. Je pourrais surement apprécier vivre ici, mais ce n'est pas encore d'actualité, de toutes évidence. Autant accepter les missions pour me faire un nom et de l'argent.
Revenir en haut
Aenaris
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 27 Nov 2010
Messages: 4 210
Localisation: Dans sa chambre d'hôpital
Masculin Cancer (21juin-23juil) 猪 Cochon
Lanceur de Dés: URL
Scramble (Grille): URL

MessagePosté le: Lun 18 Juil - 22:08 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Millian était resté très silencieux depuis le début de la discussion. Fidèle à son habitude, il emmagasinait le maximum d'information dans sa mémoire et tentait de faire coller celle-ci avec les légendes qu'il avait déjà apprise sur les Arkhès. Ce peuple le passionnait depuis sa découverte dans les fables Kheyzas, et leur langue avaient à ses oreilles des consonances particulières. Instinctivement, de par sa formation, il demanda :

:GUIA A-t-on des informations complémentaires sur cette pierre loomique ? Et sait-on si les Sicasses entretiennent un savoir écrit ?
_________________________________________________________________________________________________________________________

Flashback

Le Kheyza suivit le voyage en caravane avec intérêt, chaque chemin et chaque plante, animal, rocher fut graver dans sa mémoire... et subit un examen approfondi. Avec patience, Millian força parfois (souvent?) les caravanes à faire un repos, afin qu'il puisse toucher et s'imprégner d'une chose. Souvent, Millian demanda le nom de choses croisées en chemin. Au bout de un mois et demi, il fit le tri de ce qu'il avait découvert.

Puis, il intercéda auprès de la guilde afin de pouvoir un moment apprendre la fameuse langue que la Felsin avait l'honneur d'apprendre, arguant que d'une part, il connaissait déjà quelques rudiments de la langue et surtout deux personnes seraient plus à même de découvrir certaines possibilités financières auprès des Sicasses.

Les jets doivent être fait en pv ou ici?
_________________
In Nomine Satanis / Magna Veritas
Mekton Z
Dark Heresy


Revenir en haut
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Lun 25 Juil - 23:30 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Sigid Rhania a écrit:
:GUID "En fait maitre Largemain, quand je parlais de cadeau, j'entendais aussi tout ce qui est culinaire, d'exotique pour eux. La nourriture et les boissons sont souvent de bon ton, une sorte d'offrande et qui pourra surement, aussi permettre de faire découvrir des produits avec lesquels ils voudront commercer avec nous. Mais si vous estimez que cela est trop dangereux pour une ambassade, je me fierai à votre jugement"

"Après tout, pourquoi pas. C'est une idée comme une autre" concéda le massif Géhemdal "Je vais vous débloquer quelques ressources marchandes pour que vous puissiez apporter un échantillonnage représentatif de ce que nous pouvons leur apporter. Si vous arrivez à déceler des besoins inattendus chez ces Arkhés, n'hésitez pas à le signaler dans votre rapport."

Millian a écrit:
:GUIA A-t-on des informations complémentaires sur cette pierre loomique ? Et sait-on si les Sicasses entretiennent un savoir écrit ?

"Malheureusement," répondit, Ezechiel Avona, le linguiste Kheyza "tout ce que nous savons à propos de cette pierre est ce que nous rapportent ces parchemins. C'est à dire pas grand chose."

"Qui plus est", enchaîne Günther Largemain, "nous n'avons plus guère de renseignements sur les Sicasses. L'andouille qui a réussi à se faire repérer pour nous apporter ces informations à poussé le vice jusqu'à emporter avec lui tout ses dossiers sur les Sicasses. Je peux vous assurer que ce traître a intérêt à se faire TRES discrêt."

"hum, euh, très certainement Maître Largemain. Mais, pour répondre à votre question, jeune homme, les Sicasses ont effectivement une culture écrite. Mais il semblerait que, même pour eux, celle-ci ne soit pas d'un grand secours concernant cette pierre et les techniques ancestrales d'architecture. Sinon, je ne vois guère pourquoi ils auraient eu tant d'intérêt face à cette découverte."
_________________

Blog dessin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 26 Juil - 15:12 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

:GUID "Faire découvrir des petites plaisirs aux gens est une des cordes de mon arc, maitre Largemain. Qu'en à vous Millian, je serais ravi de partagée un peu des connaissances linguistiques que maitre Avona m'a appris. J'avoue être particulièrement intéressé par votre voyage sur les routes reliée à Jaad. Je ne doute pas que vous soyez un conteur émérite"
Revenir en haut
James Foley
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 26 Juil - 18:55 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Maximilien écoutait avec attention ses compagnons parlés et échangés leur points de vue. S'il ne s'était pas encore ouvert complètement a ses camarades, il faut bien dire que ses deux compagnons qui avaient suivit la route, Millian et Uradgin, il avait quelque peu sympathisé, mais leur échanges étaient resté assez clair. Pas de sentiments personnels... presque rien. Durant ces deux mois, son visage n'avait pas connu la lame d'un rasoir et une barbe de quelque jours commençait a le caractériser.

Puis il s'intéressa a l'idée de Sigid: la jeune femme a la peau ambrée avait soulevé une idée intéressante, et il voulait l'aider dans ses recherches. Il annonça:
"Sigid, si tu le veux bien je serais partant pour t'aider a trouver quelques produits, avec ta permission évidemment..."
Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 26 Juil - 21:33 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Surprise de la prise de contact de Maximilian qui tout de suite semblait demander la permission d'apporter de l'aide. C'était une politesse que je trouvais assez amusante étant donné que nous allions faire équipe, mais s'il voulait me considérer comme une dame noble, à la bonne heure.

:GUID "Votre aide est plus que bienvenue, vous êtes surement plus à même de connaitre les produits qui peuvent transiter par cette route. Toutefois, je pense que pour le cadeau, il nous faudrait des produits à la fois de consommation régulière mais aussi haut de gamme. Avez vous des connaissances dans le raffinement des mes locaux ?"
Revenir en haut
Non Nobis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 2 101
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 虎 Tigre
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Jeu 28 Juil - 23:07 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Marutto écouta les échanges entre la jeune femme nommée Sigid et Maximilien. Il était perdu dans ses pensées : cette technique de construction le fascinait. Alors il dit aux autres membres du groupe :


:GUIN

- J'ai quelques connaissances en architecture et cette mission m'intéresse tout particulièrement. J'emmènerai avec moi quelques documents sur la question. Peut-être que les Sicasses seront intéressés par un échange de connaissances qui sera profitable aux deux parties. Nous pouvons ainsi faire valoir nos compétences propres, notre expertise si je puis dire, sans pour autant nous montrer supérieurs. Comme ils ont eux-mêmes perdu leur savoir-faire, ils ont tout intérêt à nous laisser les aider. Il me semble qu'il faut certes prévoir un cadeau mais je doute que cela soit suffisant. Il nous faudra de solides arguments, tenir le même discours et rester humbles : c'est la science et l'entraide entre nos peuples qui nous motive. Qu'en pensez-vous ? Je propose que, pendant qu'un groupe s'occupe du cadeau, un autre peaufine la stratégie.
_________________


[url=http://yameld.ame2.clicforum.fr/f1695-OVER-THE-EDGE.htm]Julius Barnes (Over The Edge)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Ven 29 Juil - 00:17 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

"Très bien, très bien !" Scande le chef de comptoir. "Une équipe pleine d'initiative et de sens pratique. Je vous laisse régler les détails entre vous hors d'ici, j'ai encore des tas d'autres taches qui m'attendent. Sire Uradgin, je crois que cette petite équipe ne devrait pas poser trop de soucis pour vos talents de meneur d'homme. Faites en sorte que votre équipe soit prête pour demain matin, avant que les Feux-du-Ciel ne donnent dans la Grand'Rue. Voyez avec Lazlo, mon intendant, pour les détails technique et les fournitures de mission."

Sur ce, Maître Largemain vous remercie et retourne à d'autres activités.
_________________

Blog dessin


Dernière édition par Salanael le Ven 29 Juil - 21:49 (2011); édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Karkared
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 14 Déc 2010
Messages: 3 611
Localisation: Tarn
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Lanceur de Dés: URL
Scramble (Grille): URL

MessagePosté le: Ven 29 Juil - 13:45 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

"Merci maître Largemain. Mademoiselle, messires, faites en sorte d'être prêts comme il nous l'a été ordonné. Ne prenez pas trop de marchandises, cela risque d'exciter les convoitises : il vaut mieux laisser ces gens espérer des profits à l'avenir, qu'appâter les bandits et les voleurs."

Uradgin va alors se présenter à Lazlo et voir les différents postes de l'expédition. Mules, sacs, provisions, éclairage, escorte, plan de route, la journée risque bien d'y passer. S'il lui reste du temps, il ira boire en ville, avant de faire ses dévotions à Ashragor.
_________________
"A force de bouffer les gens, t'as plus personne pour te répondre..." extrait des Brèves de Comptoir de Las Vegas (Zby, 2012).
Si on fait la liste, en jdr, il n'y a finalement que le ridicule qui ne tue pas.

MJ de Scion, De Cape et de Crocs.
Flight back the flightdeck
Bring on the breakneck
Summit the sunset
Cue the solar eclipse !
Armour the airlock
Blanket the bedrock
Kiss the planet goodbye !

Revenir en haut
Salanael
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 3 938
Localisation: Belgique
Masculin
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Ven 29 Juil - 21:49 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Karkared a écrit:
Uradgin va alors se présenter à Lazlo et voir les différents postes de l'expédition. Mules, sacs, provisions, éclairage, escorte, plan de route, la journée risque bien d'y passer. S'il lui reste du temps, il ira boire en ville, avant de faire ses dévotions à Ashragor.

Lazlo est un individu très diligent, mais avec qui il est difficile de discuter. Il peut vous allouer 4 mules pour transporter vos effets et les quelques échantillons nécessaires à vos négociations, mais vous rappelle que votre matériel d'exploration est à vos frais propres. Maître Largemain a concédé de vous allouer quelques échantillons, mais c'est bien tout ce qu'il peut vous donner. Par contre, il peut vous vendre à bon prix ce qu'il vous manque.

Quant à l'escorte, ... et bien, 6 guildiens vigoureux semblent être pour lui une équipée qui ne nécessite pas vraiment d'escorte. La route, comme Uradgin a pu le constater ces dernières semaines, est relativement fréquentée jusqu'à son embranchement qui remonte vers le sud. Et même celle-ci ne présentait guère de danger pour ce qu'il avait pu constater.
_________________

Blog dessin
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
James Foley
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Sam 30 Juil - 15:37 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Maximilien avait été un peu pris de court par la réponse de la demoiselle...
Lui et le raffinement, on ne pouvait pas dire qu'ils étaient si bon amis. Certes il avait toujours eut le bon flair pour les oeuvres d'arts, ou bien encore pour le tissus et les draperie. Et c'est précisément dans ce cadre qu'il parvenait a faire preuve de raffinement.

Il avait donc accompagner Sigid et ceux qui s'étaient joint a eux, pour conseiller dans le choix de tissus intéressants, ou de bonne qualité (mais évidemment avec un prix qui allait avec). Ils traînèrent donc dans les places les plus imposantes, dans les étals les plus intéressant, furetant a la recherche de quelques produits qui représentaient bien l'esprit d'ouverture qu'ils voulaient afficher face à la tribu des Sicasses.

Il défendit donc quelques produits alimentaire, mais lorsqu'on parvint au tissus, là tout sens s'agitèrent. A l'instant ou il tâta le premier drap, déplié sur un étal son sang ne fit qu'un tour. Le toucher était doux, la tenture rouge lui rappelait ce produit que son Tuteur avait fait venir a grands frais du Continent. Il lui avait fait visiter une fabrique de draps, il avait vu la création, la teinture rouge qui se répandait doucement sur l'immense tissu...

Il se revoyait a courir, encore jeune, entre les étals et les rayonnages de la draperie de son tuteur. C'était bien là le premier souvenirs qu'il avait depuis des mois des Rivages. Il vit le parallèle entre son passé et le présent... Que de choses se sont passés depuis, songea-t-il. Il se rappela alors la lettre de son oncle. Embarqués depuis plusieurs mois, il n'avait pas eut le temps de prendre contact avec lui. Il faut dire que le courrier comme les caravanes étaient sujet a une attente longue et mortelle. Il craignait que sa lettre n'arrive pas a temps... Après le marché, il écrirait sa lettre et la confierait aux services de la Guildes des Milles Peuples. La mélancolie s'envola avec cette résolution, et il sortit de sa rêverie lorsque le marchand amorça une proposition de vente.

Le tissu était bon, mais un peu rêche, et il pouvait voir quelque défauts et accrocs. Il dédaigna l'offre, mais voulut en voir d'autres avant de faire son choix et de laisser Sigid seule juge. Après tout, les femmes avaient plus de sensibilité dans l'art et la manière d'aborder l'inconnue...
Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 31 Juil - 22:41 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Suivant Maximilian, je le laisse regarder les divers produit des tisserand avec un certain intéret. Je suivais ses appréciations et les écoutait ce qui me montrait aussi ses gouts. Il est toujours bon de connaitre les gout de ses compagnons, ne serait ce que pour mieux les connaitre eux. S'il y a une chose que je ne suis pas, c'est distraite et je ne manque jamais une occasion d'apprendre, par un moyen ou un autre. Je le voyais passer ses mains sur le tissu pour voir alors son regard se perdre un instant. Il avait un respect pour ce travail, sans nul doute, et à la manière dont un petit sourire apparut sur son visage, comme si le toucher lui faisait ressortir des souvenirs pas désagréable. Pour beaucoup de gens sous estimait le pouvoir du toucher comparé à la vue ou à l'ouie. C'est pourtant ce toucher qui motive les artisans et les amants.

Quoiqu'il en soit, je regardais les choix, me tenant à ses cotés, voir par le bras, à la manière d'une épouse, bien que ce soit officiellement pour que nous ne nous perdions pas dans cette foule particulièrement dense. Je fais toutefois attention à ne pas lui faire envoyer trop de signaux corporels, je ne veux pas qu'il croit que je lui fais du gringue, ce ne serait surement pas bon pour le travail pour le moment. Alors que nous étions sur une échoppe de mes locaux, je prends l'un des fruits (après avoir demandé la permission au vendeur) et le goutte.

:GUID "Durant tout le voyage pour nous mener à Jaad, je ne vous avais pas vu aussi intéressé. Vous avez un gout assez intéressant en ce qui concerne les étoffes. D'où vous vient une telle passion ?"

Je mors dans le fruit savourant le gout sucré dans ma bouche

:GUID "Personnellement je préfère les produit culinaires ... hmm ...heureusement que nous ne resteront pas trop longtemps dans cette magnifique ville parce que je risquerai de devenir accroc à ces petits fruit"
Revenir en haut
James Foley
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 13:18 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Maximillien appréciait la compagnie de Sigid. Elle ne cherchait pas a le séduire, mais il n'avait pas non plus chercher a le faire aussi. Elle se montrait attentive a ces gestes et explications.
Au cours de leur promenade, il raconta un peu son passé:
:GUIJ "J'ai grandit dans une boutique de Drapier. Mon Tuteur était quelqu'un de passionné et qui voulait en apprendre sur la fabrication, sur les choses. Il m'a enseigner le goût de la beauté et j'aimais beaucoup les étoffes. Vous auriez du voir ces rayonnages multicolores de rouleaux, d'une qualité et d'un toucher... Même le plus rêche des tissus a quelque chose d'intéressant a raconter.

Elle grignotait un délicieux fruits spécifique du Continent. Elle fit une remarque sur la qualité de la nourriture en ville:
:GUIJ "Vous avez raison ! Les mets de la cité sont tous appétissants. Personnellement, je raffole de ce fruit a coque brune, je pourrais en manger des dizaines par jour. Pardon d'être indiscret, mais qu'est-ce qui vous a motivée pour entrer a la Guildes ?"

Les marchés de la ville bruissaient de sons et la fin de journée commençait a peine...
Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 14:10 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

La question me fit stopper un instant. Ma main s'apprêta à monter vers le ruban de mon cou quand je me retiens... Je me suis promis de ne plus faire cela mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile. Les vieilles habitudes ont la vie dure. J'affiche cependant un sourire légèrement nostalgique avant de répondre.

:GUID "J'avoue que la réponse à votre question dépend beaucoup du point de vue. Pour certains c'est la bétises qui m'a mené ici. Pour d'autre c'est le destin. Pour moi, c'est plutot que je ne me sentais plus à l'aise sur les rivages alors autant aller sur le Continent. Désolé de ne pas être plus précise, mais c'est un sujet quelque peu sensible. J'espère que vous comprenez"
Revenir en haut
James Foley
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 19:43 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Maximillien hocha la tête avec respect et compréhension: 
:GUIJ "Désolé de vous faire revivre des souvenirs difficiles. Je sais que beaucoup d'autres nous souhaitent oublier ce qui est derrière eux, et commencer une vie nouvelle sur le Continent. Moi même, j'ai de bonnes raisons d'être ici, certaines beaucoup plus personnelles. Mon père était membre d'une Guilde. Il s'est embarqué alors que j'étais encore jeune. Quelques mois plus tard, ma mère a appris que son vaisseau s'était fracassés sur des rochers au sortir d'un tempête... Cela la profondément bouleversé et elle a commencée a ne plus prendre goût a la vie. Elle est morte elle aussi. Je n'ai eut pour seul famille que mon tuteur.

Se remémorer autant de choses soulevait le cœur de Maximillien, mais il y avait bien longtemps qu'il avait séché ses larmes et décidés d'affronter la réalité. Il voulait marcher sur les traces de son père, et peut-être vivre ce qu'il aurait du vivre. Comme un juste retour des choses.
Ils continuèrent de vaquer sur le marché ensemble quelques temps encore. Sigid montra alors son talent pour la cuisine, et notamment pour les denrées alimentaires, ce qui ne manqua pas de faire saliver Maximillien a l'évocation de certaines recettes ou plats...
Revenir en haut
Dreanyth
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 20:27 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

Je plonge mon regard dans celui de Maximilien qui semblait particulièrement travaillé par sa petite déclaration.

:GUID "C'est une preuve de confiance que vous me faites partager, Monsieur Maximilien. Je vous jure qu'un jour je vous raconterai la fabuleuse histoire de Sigid Rania. De toutes facons c'est une histoire bien ennuyeuse et bien moins tragique ... dans un sens"

D'un mouvement presque réflexe, j'envoie une pichenette sur le front du Venn'dys provoquant une surprise et surtout le forcer à ne plus prendre une mine si sérieuse. Telle des points de suspension sur le chapitre de notre passé, j'affiche un sourire franc avant de continuer notre petit marché. Une fois que je goute l'un des fruits sur les étals je soupire de plaisir avant de faire remarquer à Maximilien

:GUID "Je pense que nous devrions vite nous dépêcher de choisir, sinon je risque de me perdre dans ma gourmandise"
Revenir en haut
Non Nobis
Poudre à Canon

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 2 101
Masculin Sagittaire (22nov-21déc) 虎 Tigre
Lanceur de Dés: URL

MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 11:05 (2011)    Sujet du message: Les Feux de la Terre Répondre en citant

     Marutto se tourna vers ceux qui restaient. Ils faisaient partie d'une même équipe après tout. Marutto proposa :


:GUIN - Et si nous allions nous attabler dans un des établissement de cette magnifique ville. Nous pourrions deviser tranquillement en goûtant un breuvage local. Qu'en dites-vous ?
_________________


[url=http://yameld.ame2.clicforum.fr/f1695-OVER-THE-EDGE.htm]Julius Barnes (Over The Edge)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:43 (2017)    Sujet du message: Les Feux de la Terre

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les Clés de Fort Yameld Index du Forum -> DISCUSSIONS HRP -> ARCHIVES -> Parties abandonnées -> GUILDES - LA QUETE DES ORIGINES -> Partie Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6  >
Page 1 sur 6

 
Sauter vers:  

Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com