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Jeu n°1: Les votes

 
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angeldust
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MessagePosté le: Sam 27 Aoû - 04:16 (2011)    Sujet du message: Jeu n°1: Les votes Répondre en citant

Jeu n°1: "Commencez votre texte par "Il était une fois" "

Vous avez 14 jours (jusqu'au 10 septembre) pour voter pour 2 textes.



Un Noël pas comme les autres

Il était une fois un jeune homme d’à peine vingt ans, prisonnier de guerre en Allemagne, qui était courageusement parvenu à s’évader seul du stalag où on l'avait enfermé pour rejoindre la France. Trois mois plus tard, en cette veille de Noël 1941, Maurice s’apprêtait à passer bientôt les fêtes chez sa fiancée, Odette, qu’il avait réussi à prévenir par télégramme.

Par un après-midi d’hiver, plutôt clément pour la saison, l’inspecteur spécial Leboeuf était envoyé dans un secteur pavillonnaire de l’est parisien, suite à un appel anonyme qu’avait reçu le standard téléphonique du commissariat de police, leur indiquant l’adresse et l'identité d'un prisonnier de guerre évadé qui s'y terrait.

Bien que n’en laissant rien paraître devant ses collègues, l’inspecteur Leboeuf se sentait terriblement ennuyé de s’être vu attribuer cette affaire. Il aurait voulu trouver le moyen de réchapper à aussi pénible corvée. Mais sa hiérarchie l’en avait expressément avisé et il était déjà trop tard pour tenter de régler les choses à sa façon.

La mission de l’agent de police consistait donc à procéder à l’interpellation de cet individu, le ramener au commissariat pour y être entendu, avant que d’en alerter les autorités occupantes qui décideraient de son sort. L’inspecteur s’était ainsi rendu sur place, avec le mince espoir d’y découvrir porte close. Il n’aurait plus alors qu’à faire son rapport et classer discrètement l’affaire.

Hélas, à peine s’était-il retrouvé sur le perron de la maison qu’une jeune femme brune, l'air souriante, revêtue d’un simple peignoir, était venue à sa rencontre. Le visage d'Odette s’assombrit bien vite lorsqu’elle réalisa qu'elle avait affaire à un policier et qu'il n'était pas venu là par hasard. Quelques minutes plus tard, ce dernier ressortait de la maison accompagné de Maurice, menottes aux poignets, alors que sa fiancée en pleurs se précipitait une dernière fois sur lui pour l'embrasser.

"Désolé, p’tit. Mais faut y aller !" dit l’inspecteur.

Pressant le pas, il enjoignit à Maurice de monter à bord du véhicule où l'attendait ses hommes de main. Il jeta un dernier regard alentours. Nul doute que le dénonciateur était là quelque part en train de les observer et n'aurait pas manqué pas de signaler tout manque de zèle de la part du policier.

Interrogé au commissariat, le jeune homme leur relata alors son odyssée : celui-ci réussissant à se faufiler, au nez de ses geôliers, dans un wagon chargé de pâte à papier, à bord d’un train à destination de la France…restant 7 jours de suite enfermé à l’intérieur…puis débarquant à Pontarlier afin de rejoindre la zone libre, marchant la nuit et se cachant le jour dans les bois…une fois sur place, parvenant à vivoter de petits boulots…mais sa fiancée lui manquant trop, il avait choisi de prendre le risque de la rejoindre pour les fêtes de fin d’année (débarquant à Paris le matin même) et comptant rester auprès d'elle deux jours maximum.

L'inspecteur Leboeuf n'eut d'autre alternative que de prévenir les services allemands de leur découverte, s'entretenant un bon moment au téléphone avec l'officier en chef Von Schmoll, un homme au parler courtois, s’exprimant qui plus est dans un français impeccable. C'est d'ailleurs à sa demande que l’inspecteur se chargea lui même de conduire le fugitif le lendemain matin aux casernements allemands.

Ils se trouvaient déjà à mi-chemin, lorsque l'inspecteur stoppa son véhicule. Il n'y avait personne autour d'eux. Contre toute attente, l'agent de police libéra les entraves de Maurice, lui souhaitant bonne chance…Maurice semblait hésiter, il tentait de comprendre le geste du policier sans vraiment y parvenir, conscient que ce dernier risquait gros pour cet acte de bravoure.

"Aller file, avant que je ne change d'avis !" Ce qui eut le don de pousser Maurice à sortir de sa torpeur sans demander son reste.

Regardant disparaître le jeune homme à l'angle de la rue, lui revint alors les paroles prononcées plus tôt à sa seule oreille par l'officier allemand : "Croyez bien que je comprends les sentiments qui ont animé cet homme et l’ont poussé à s’enfuir. J’ai été moi-même fait prisonnier lors de la précédente guerre. Je méprise ces dénonciateurs, qui n’hésitent pas à livrer des prisonniers de guerre évadés. C’est demain Noël – c’est une belle fête – j’ai beaucoup de sympathie pour les français et je vais vous faire un cadeau, laissez partir ce pauvre type il a assez souffert !"

De ce jour là, Maurice S. allait s’en rappeler tout le reste de sa vie. Même s'il en ignorerait à jamais la vérité. Sans sa bonne étoile, mais surtout la bienveillance d'hommes qui avaient su faire preuve de désobéissance, il aurait pu finir là où d’autres de ses frères connurent un sort peu enviable.



La mouche et l’araignée :

Il était une fois la mouche et l’araignée, l’histoire du plus petit des démons et de la plus grande des reines, l’une des rares reines qui n’hésita pas un instant à se sacrifier pour le bien être de son peuple. Laissé moi vous raconter l’histoire de la rencontre de ces deux êtres.

Le plus petit des démons
Est une mouche
Cela parait louche

Mais oui
C’est une mouche
Il arrive dans la nuit
Et possède votre esprit

Une minute de désillusion
Puis plus de réaction
Plus de sensation

Votre corps est possédé
Malmené torturé
Vous l’entendez
Sifflotant dans votre esprit

De sombre pensée
Des verbes de folies
Vous êtes finis

Vous allez malmener
Tuer et éviscérer
Et violer

Vous êtes dominé
Pour toujours
Et à jamais

Plus d’amour, plus de discours
Seul prisonnier dans votre corps
C’est votre sort
Bien pire que la mort

Une prison de tristesse
Donc la seule sortie
Et qu’il quitte votre esprit

Mais il ne quitte votre esprit
Que lorsque c’est fini
Qu’il a assez rit

Après que vous ayez tué
Tous ceux que vous aimez
Et que vous chérissiez.

Il vous lâche, il vous tue
Car vous ne lui plaisait plus.
Puis il par à la recherche
D’une victime plus fraîche

Car il n’a aucune peur
Car il est petit et réussit
A esquiver toutes autorités

Il est discret,
Il ne se fait jamais attraper
Quant il se sent en danger
Il fuit le posséder

Qui finira lynché
Ou même brûlé
Pour tout ses méfaits
Dont il fait l’objet

Alors qu’il n’a rien fait
C’est le démon mouche
C’est lui le diable farouche

Qui m’a possédé
A cause de lui j’ai tué
Mais je n’ai rien fait
Je ne pouvais me contrôler

Devant ces crimes impunis
Il nous faut un coupable
Les juges condamnes le démuni
Et laisse l’impuni

Car il n’a pas de corps
Ni de remord
Même si tous le connaissent

Le démon mouche
Ce diable farouche
Apporte la détresse

Tous avaient peur de lui
Sauf la reine,
Araignée.
Qui restait seul à le défié !

La reine araignée, mère de la nation
Débordante de compassion
Craignait pour la population

Elle possédait les pouvoirs de l’araignée
Mais aucune de ses toiles ne le piégeaient
Elle senti la mort de ses protégées
Elle décidait
Qu’elle ne pouvait laisser
Ses êtres aimés
Se faire possédé par se démon ailé

Elle décida de donner un rendez–vous au démon mouche
Près de la ville, près d’une souche
S’il ne vient pas C’est qu’il a peur
Alors plus de terreur face au démon épris de frayeur

Le démon mouche
Reçu l’invitation
Parti à la souche
Avec précipitation

Je suis le démon mouche
Le plus farouche
Je suis le plus fort
Je n’ai pas de corps
Ni de remords

Je tuerai cette sorcière araignée
Ainsi je pourrai régner sur cette contée
Et plus rien ne pourra m’arrêté
Je pourrai dominer l’humanité

Le démon mouche
Arriva à la souche
Et vis la reine araignée
Assis à ses pieds
L’araignée avait posé des pièges
La mouche les vies et frémies
C’était la première fois
Il refoula son angoisse
Devenant emportement
De rage, de sang
Il fila tel un éclair
Dans le vent, sur la reine

Son envi de tuer
De torturer, de gagner
Cette satanée araignée.
Il en était obnubilé

Il entra par la bouche
Avant qu’elle est pue dire ouf
Peu à peu il prenait possession
Et amena la déraison
Dans ce corps qui allait être sa maison.

La reine araignée
Laissa entrer le démon mouche
Puis ferma la bouche

Elle sentie l’ennemi
Envahir son esprit
Mais elle n’était pas démunie
Elle savait que c’était fini

Elle tissa un cocon
Tout autour de son corps
Et pendant la dernière minute de raison
Dit ces paroles
Pas si folle
Alors démon mouche
Démon pas si farouche
Te voici prisonnier
Dans se corps
Et se cocon qui sera ta maison
Pour l’éternité
Ainsi j’ai protégé cette nation
Donc je suis le mentor

Tu ne feras plus de mal
Tu voulu me tuer
Te voici prisonnier
A jamais

Démon qui se croyait le plus fort
Mais qui avait tord
Et qui le compris
Que lorsque se fut finie.




Je me bats pour toi.


« Il était une fois une jeune et jolie princesse qui venait d’un lointain pays... »

Focalisée sur la page colorée du livre de contes, je n’osais vérifier si elle me fixait de ses grands yeux bleus turquoises. Jamais je n’avais eu le courage d’affronter son regard profond et innocent, tellement chargé d’émotions. Elle m’appelait « Maman ». Elle me souriait avec délicatesse. Elle me caressait les cheveux blonds en me murmurant des compliments. Elle pleurait dans mes bras en me demandant de lui raconter une histoire. Et malgré tout, je ne pouvais la contempler sans ce gout puissant d’amertume et de regret. Ma bouche se séchait à chaque fois que je l’embrassais, mon cœur se tarissait quand je l’étreignais, mes larmes perlaient à sa pensée. Étais-je donc incapable d’aimer ?

L’aventure prenait fin. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup enfants. Mais, elle était encore à l’affut, les orbites comme de grands phares, scrutant le moindre de mes gestes. Sans un mot, je déposai un baiser sur son front tiède et la laissai dans son lit douillet, seule dans les ténèbres.

« Maman, j’ai peur du noir. »

Moi aussi, petite fille. Moi aussi...

L’eau se déversait à torrent sur ma peau nue. Je ne pris pas le soin d’ajuster le pommeau, ni la température, si bien qu’une bouffée de vapeur s’éleva bientôt contre la vitre. Chaque goutte marquait mon corps d’une trace rougeâtre. J’étais heurtée de plein fouet. Plus la douleur s’insinuait dans mon épiderme, plus j’avais l’impression d’être propre. La pluie brulante lavait mes péchés alors que je me noyais sous l’océan ardent de ma déchéance, le jet exalté déchirait ma chaire en lambeau. Je repensais à ce jour maudit où on m’annonça que jamais je ne pourrais enfanter.

Ma fierté de femme s’était dissoute ce matin là. Ce fut une belle journée pourtant. Le soleil s’élevait dans l’azur au sifflement joyeux des passereaux et le printemps approchait d’un pas assuré. Nous décidâmes de faire comme les autres couples : accueillir chez nous un petit être inconnu. J’étais si perdue que je ne m’étais pas immunisée contre la félicité qu’apporterait un enfant dans un foyer. Je ne pouvais m’empêcher de me remémorer les ébats passionnés et pleins d’espoirs qui, glorieux et vains, ne pouvaient porter leurs fruits. Nous étions des graines pourries et de la terre infertile.

Les premiers jours après l’arrivée de notre chérubin, comme je ne savais pas comment me comporter avec elle, je ne lui adressais que peu la parole. Sa fraicheur et ses craintes m’étaient inconnues. Elle était à la fois proche et éloignée de nous, si bien que je ne sus que faire. Voilà deux ans qu’elle avait atterrie dans notre maison, et je n’étais encore au balbutiement de la maternité. Mon mari était, lui, plein de vie. Il était heureux et agissait comme un père, un vrai. Elle aussi avait évolué. Elle avait fait des progrès considérables : la confiance en soi, le sourire permanent aux lèvres, notre langue si vite apprise, la douceur de ses mots... Seule moi stagnais, trop apeurée pour sauter dans le vide, me jeter éperdument dans la délicatesse de ses bras chétifs.

Bientôt la douche devint froide. Glacée jusqu’aux os, je ne daignais sortir me sécher. Sans savoir pourquoi, je restais accroupie sur le carrelage blanc, laissant les trombes glisser le long de ma nudité. Je me sentais purifiée, apaisée. Quelqu’un me parla au creux de l’oreille. Était ce ma conscience ? Un ange ? Dieu ? Une bonne fée ? Ou bien les restes de la femme que je n’étais plus ?

Sans raison, ce soir là fut un nouveau tournant dans ma vie. J’étais restée trop longtemps dans la sollitude. Je me lèverai et me battrai à nouveau. Pour reconquérir les cotes dorées du bonheur, pour éloigner les fantômes effroyables de ma dignité, pour reconstruire brique par brique les décombres de ma famille.

Je le ferai. Pour moi... Et surtout, pour toi ma fille... Un jour nous vivrons heureux. Et tu seras mon enfant.



Mélusine

Il était une fois, dans un royaume merveilleux, une princesse aux yeux d'argent et à la longue chevelure rousse. Elle s'appelait Mélusine et était la plus belle fille du pays. Et allez, ça commence. Comment voulez-vous croire à cette histoire ? Des yeux d'argent, non mais sans blague. Eh bah dis donc, l'auteur de ce torchon a du fumer de l'herbe qui fait rire...enfin bref. Mélusine était belle, intelligente mais aussi pleine de malice. Elle était éprise de liberté et elle savait que son père comptait un jour la marier à un beau parti, histoire de faire bonne impression auprès de ses pairs.

Mais la princesse n'en avait pas envie. Tu m'étonnes, à moins d'un miracle, ils ne s'entendront jamais et le mari aura vite fait de se débarrasser de son épouse tout en gardant les avantages que l'union lui apportera. Mais non, on préfère bourrer le mou aux jeunes filles en leur disant que de toutes façons une princesse fait comme on lui apprend : « respecte ton époux », « apporte lui de la joie », « fais lui la cuisine », « donne lui des beaux enfants ». Mais nous nous égarons...
Aussi, elle se servait de sa grande intelligence pour éconduire ses prétendants avec une facilité déconcertante. A l'un elle fit miroiter l'amour éternel, lui laissant croire qu'elle était totalement éprise de lui. Elle lui avait donné rendez-vous à la rivière, avec la promesse d'une baignade au clair de lune, totalement nue. Quel homme pouvait refuser une telle offre ? Honnêtement, à part un homosexuel... je ne vois pas. Mais dans ce cas là, il ne courtiserait pas une princesse mais un prince. D'ailleurs ce dernier vivait dans le royaume voisin, mais ceci est une autre histoire.

La nuit tombée, il était arrivé en avance. L'eau ruisselait le long de son lit, reflétant la lumière de l'astre lunaire. Mais point de princesse. Non, à la place, un terrible guerrier en armure armé d'une hache déclarant ces paroles :

« Triste sire, te voilà bien mal tombé. Déshabille toi et à l'eau ! » dit-il d'une voix lugubre.

Apeuré, le jeune homme ne put que s'exécuter. C'est bien connu, dès qu'un inconnu vous donne un ordre, vous lui obéissez. Enfin, surtout s'il a une arme entre les mains. Entièrement dévêtu, il plongea sans hésiter dans l'ondée fraîche et claire. Les éclaboussures qui en résultèrent masquèrent les larmes sur son visage. Le guerrier en armure ne bronchait pas, il se contentait d'observer. Très vite, le froid mordit les mollets du fameux prétendant. Enfin c'est ce qu'il crut au départ, en réalité, un serpent d'eau, qui passait par là, fut perturbé dans sa traversée homérique par le remous.

Vous pensez bien que la première chose qu'il vit pour adversaire fut la jambe, un peu maigrichonne mais néanmoins présente au mauvais moment et au mauvais endroit, du fameux prétendant... Le guerrier ne put réprimer un gloussement (toujours lugubre à cause de l'apparence que lui donnait sa grosse armure), tandis que le pauvre homme se débattait pour retirer le terrible animal, mesurant vingt long centimètres, qui s'était agrippé à lui.

Puis passé quelques minutes, le guerrier retira son casque. La malheureuse victime oublia sa douleur pour en subir une autre. Un visage plus que masculin mais possédant la chevelure rousse de Mélusine le fixait. Il était vraiment laid, des pustules sur les joues, une grosse balafre en travers du nez et une moustache très touffue.
Le baigneur de minuit prit la fuite, le serpent toujours fermement accroché au mollet pour ne plus jamais venir importuner la princesse.

Non le guerrier n'était pas Mélusine pas plus qu'une sorcière maléfique n'avait jeté de sort sur la jeune femme, elle était bien trop maligne pour ça. Elle avait juste grassement payé le chevalier noir d'un autre royaume pour l'aider à jouer ce petit tour. Une fois sa mission accomplie, ce dernier était reparti dans sa contrée pour reprendre son petit travail de terrorisme et de retenter pour la énième fois un coup d'état.

Mélusine en avait fait d'autre des pièges comme ça et...a ce stade là, vous ronflez. Ou vous en avez marre. Tout le monde connaît la fin d'un texte qui se finit par il était une fois, à quoi bon raconter une histoire avec ça ? Eh bien, parce que figurez vous que Mélusine aussi en avait marre de ce conformisme. Elle en avait marre des réunions avec le Cercle des Jeunes Pucelles (CJP) de son royaume, tous les mercredi soirs, à fantasmer sur Georges le Clown et Brad le preux à la grosse...Pitt. Elle en avait marre de voir tout le monde lui courir après, juste parce qu'elle était princesse ou bien parce qu'elle était belle. Alors elle décida un beau jour, lassée de jouer des tours aux gens, de fuir. Elle prit bien soin de ne pas laisser de lettre à ses parents, de laisser ses vêtements et de ne prendre qu'une armure de garde ainsi que des armes et quelques rations de survie.

Elle partit à l'aventure, cherchant à se construire une toute autre légende. Les jours passaient, on parlait de Mélusine la brave, Mélusine la valeureuse, Mélusine, la princesse guerrière (titre qu'elle obtint après avoir occis une guerrière brune qui poussait des cris horribles et qui utilisait un disque bizarre). Elle était fière d'elle même, plus que d'habitude car elle devait sa reconnaissance à autre chose que son sang. Puis vint ce qui arrivait à toute personne prenant le melon. Elle décida de se venger de tout le monde. A commencer par le CJP, qu'elle captura et jeta en pâture à une tribu barbare qui trouva bien des utilités aux jeunes pucelles et à leur cercle (l'appellation CJP disparut)...

Elle retrouva tous ses prétendants un par un, pour les tuer sans ménagement, se libérant de toute la frustration cumulée. Elle prit l'initiative d'envoyer leur tête à son père, pour lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas de mariage arrangé. Sauf pour le dernier prétendant. Celui qu'elle avait piégé avec le chevalier noir. Pour ce dernier, elle le retrouva avec difficulté, car il avait peur de sa nouvelle apparence : vous pensez bien qu'une personne en armure rousse, avec ce qui lui est arrivé, ne le laissait pas indifférent. Mais elle lui fit comprendre qu'elle était désolée. Elle s'excusa platement, décidant de se faire pardonner. Elle le mena à la fameuse rivière et se baigna nue, comme promis. Puis il la rejoignit, prenant soin de vérifier qu'il n'y avait pas de serpent cette fois. Elle l'embrassa puis ils firent l'amour sur la berge...

A l'aube, elle n'était plus là. Et lui n'était plus sur la rive. Il était dans un lit bien moelleux en charmante compagnie. Enfin presque. Sur la table de chevet, se trouvait un mot signé par Mélusine.

« Tu es un bien trop mauvais coup pour que nous nous marions. Mais pour me faire pardonner, je t'ai trouvé une personne qui te correspond parfaitement ».

Écarquillant les yeux, le prétendant se retourna et vit un prince fort beau. Muscles saillants, regard de braise, cheveux bruns...le Prince Charmant parfait.

Ils se marièrent, furent heureux et n'eurent pas d'enfants...



Quitte ou double

Il était une fois un putain d’article. Cet article était coincé quelque part dans mon esprit, dans les profondeurs brumeuses d’une nuit d’insomnie.
Je n’arrivais à rien. Aucun mots ne venaient parcourir le long chemin de ma tête jusqu'à mes doigts qui restaient à agiter l’air, quand je n’attrapai mon verre de whisky.

Il est des nuits ou il faudrait lâcher prise quand on sent que sa ne viendras pas. J’étais en train d’opiner du chef devant ma machine à écrire, en train d’exploser mon quotas de cigarettes. J’allumai la septième en moins d’une heure. Je me bottai le train et les nerfs pour taper une accroche qui aurait pu me faire sortir de mon état léthargique. Je tapais une phrase d’une banalité si affreuse, qu’elle n’aurait pas arrachée une larme à un chien.

Je tirais la feuille de la machine, contemplais les 6 mots qui se battaient en duel dans une phrase alambiquée et sans contenue.

Je chiffonnais la page, l’envoyait dans la corbeille et en replaçais une nouvelle dans la machine. Des images se superposèrent devant moi, avec d’autres qui ne cessaient pas de me retourner le ventre et l’esprit.

Je revoyai les images en décalés de Pete, ou Peter George Dustin. C’était un cador de la boxe à Heaven Harbor. Il explosait les scores et les nez comme personne. Je l’avais rencontré en octobre 1945, au retour de la guerre. C’était déjà un colosse, qui tournait dans le circuit « free fight » ou il avait faillit finir estropié. A l’époque je n’étais qu’un pigiste au carnet sport du Harbor Chronicle. La série d’articles centrés sur son ascension m’avait donné plus qu’une carte de visite. Mais une fois Peter entré dans le circuit officiel, je passais au carnet métro du journal, côté enquêtes et relations avec la police. Je coupais les ponts avec mes copains de la boxe.
Je me remémorais encore des mots comme « percutant comme l’acier, plus rapide qu’une bombe, la nouvelle roll’s de la boxe underground sera ce soir a son premier match. Il doit faire bonne impression et il le fera, car c’est quitte ou double ! »

Le son de la cloche final retentit à nouveau dans ma tête, au moment ou Bob assénait un puissant crochet de toute beauté au nez du maitre incontesté des rings depuis 5 ans. Le challenger qui se tournait vers la foule, le protège dent craché au sol et un sourire de joie qu’il affichait.

De fait j’avais trop peur qu’on ne m’assimile à un journaleux sportif, pour le reste de mes années. Cependant ma carrière au Métro m’attira pas mal d’ennuis, me faisant regretter le cahier sports… J’avais eu droit à 5 titres en manchettes, deux assignations à comparaitre devant le tribunal pour avoir dit la vérité sur les dessous de table de quelques gros bonnets, des meurtres étouffé pour ne pas déplaire a la mairie ou a des policiers ambitieux. Je m’étais fait pas mal d’ennemis, même au sein du journal.

Sa m’avait valut de me faire lourder comme une brique du Chronicle, pour un motif plus que simple: ma tête ne plaisait pas au nouveau patron. Ma tête et mes idées.

Après une année en free-lance, à bouffer à tout les râteliers, je dégotai un job peu ragoûtant: Harvey Weimbaugh, le roi du tabloid me demandais pour son hebdomadaire de caniveau. Son papier tirait à 50 000 exemplaires et il rencontrait un succès fou. Sa me tuait de voir des flics prêt a tout pour gagner quelques billets, et voir Weimbaugh s’empiffrer de scandales de tailles diverses. Sa proposition était de me mettre au carnet sport de « Whisper » pour couvrir les grands matchs, les petits gars qui monte, en plus de toutes les conneries qu’ils faisaient. Et plus c’était sale et dégueulasse, plus il aimait sa. Pour 5 dollars la ligne. Devant le taux d’imposition qui grimpait, j’avais accepté.

Ce n’était pas la joie. Ma réputation pouvait être rangée a côtés des articles de presses découpés et encadrés, qui prenaient la poussière. Il était loin le temps de mes articles coups de poings et ou je bossais en tandem avec Garry Saunders, un flic des Mœurs. On apprendrait a m’oublier et j’oubliais avec le whisky.

Durant toute mes années ou j’avais galérer, j’avais suivi de loin la carrière de Pete, sans oser montrer le bout de mon nez devant lui. J’avais honte. Son droit n’avait rien perdu de sa puissance, quand je l’avais vu en match amical hors circuit, lors d’une rencontre dans le quartier de Natividad. Il avait gardé cette envie et cette rage de vivre, qu’il transmettait aux mioches des quartiers pauvres.

L’annonce de sa mort m’avait foutus sur les rotules. L’image de son corps ensanglanté, dans sa propre salle de sport. Un poids qui lui avait gentiment explosé le crâne.
Les flics ne voulaient pas que sa ne sorte pas de là, pour eux c’était un accident malencontreux de poids. Pourtant Peter était loin d’entre un manche avec des haltères. Il m’avait fallut moins d’une minute pour me rendre compte que Pete avait payé son honnêteté cher. Ne pas se coucher au 5ème round pour le pognon, lui avait permis d’avoir le pass pour l’Eden des boxeurs : les Mi-lourd. Il était fier a l’idée de se confronter enfin au plus grands du circuit de la boxe des lourds, de plus de 150 kilos. Mais un changement de catégorie, voulait dire aussi un changement des règles…

J’en avais mal aux tripes. Ce mec n’avait pas 30 ans. J’avais de la bile dans l’estomac et une haine à faire pâlir un prêtre. J’arrachais la feuille de la machine. Je n’y avais pas écrit un mot. Comment moi, l’homme qui avait bâtis sa légende en quelques articles, pouvait se retrouver a chercher les mots d’une épitaphe quelque conque pour un gars qui était plus qu’un boxeur ?
Je ne pouvais pas le faire. Je ne pouvais pas me le permettre.

J’avais encore une carte à jouer et je voulais la tenter, pas pour me prouver quoique ce soit, ni même offrir a Weimbaugh un article sensationnel. Je voulais que Pete ne soit pas oublié.
Il n’avait pas pu s’offrir un dernier tour de piste, j’allais donc lui offrir le dernier voyage…

J’attrapais le téléphone et demandais le numéro de Saunders. Celui-ci après s’être fait lourdé pour s’être fait taillé une pipe par une de ses protégées, avait raccroché et s’était prit une licence de privé.

Il me fallut moins d’une minute pour le convaincre de se jeter avec moi dans cette histoire.

En raccrochant je tombais sur la photo qui devait figurer sur l’article-hommage dans moins de 3 jours. On voyait Peter, les gants autour du coup, brandissant la ceinture et un sourire provocateur aux photographes.

Je me disais en moi-même que je partais pour un combat et que ce n’était que le premier round. Un match à quitte ou double…



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Dernière édition par angeldust le Dim 11 Sep - 00:47 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 27 Aoû - 04:16 (2011)    Sujet du message: Publicité

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angeldust
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MessagePosté le: Dim 11 Sep - 00:46 (2011)    Sujet du message: Jeu n°1: Les votes Répondre en citant

FIN des VOTES !

En prenant en compte les votes envoyés par MP, voici le palmarès. Bravo à tous les participants !


1- Quitte ou Double (7 voix) - James
2- La Mouche et l'Araignée (6 voix) - Charly
3- Mélusine (5 voix) - Mad
4- Un Noël pas comme les Autres (4 voix) - Yameld
Je me bats pour toi (4 voix) - Angeldust


Voilà voilà !

Je vous invite à commenter bien sûr les textes. Yameld est invité à nous pondre le prochain sujet ^^ (si ca vous botte de continuer bien sûr)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:32 (2016)    Sujet du message: Jeu n°1: Les votes

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